Quartier Babylone
Projet urbanistique du quartier Fulton à Paris

           Ce projet fut réalisé avec Timothé Lonni et Valentin Million.

         Le sujet consistait à redessiner le quartier selon des principes personnels appliqués. De ce fait, à la question « quelle ville voulez-vous pour demain ? », nous avons répondu « une ville dense à l’échelle humaine mais surtout verte ! ». Pour la transposition en esquisse de projet, nous avons voulu introduire un travail de pleins et de vides. Le plein – îlots de bâtiments rapprochés – donnant sur le vide - places et parcs publics -. Ce jeu d’alternance participe à la mise en place des perspectives et du paysage du quartier. Les vides participent à la couture des espaces urbains. Les trois parcs centraux font la liaison entre la Seine et les voies ferrées de la Gare d’Austerlitz. Les parcs périphériques tendent à faire le lien avec le reste du tissu urbain limitrophe. De façon plus clair nous avons imaginé notre projet de façon à ce que la topographie établisse les principaux flux, la superposition des programmes (ville basse, ville médiane et ville supérieure) crée le vivre ensemble, la mixité sociale et la végétalisation apporte un nouveau paysage vert aux habitants tout en leur permettant de s’en rapprocher au travers des potagers et serres urbaines. 

          Le projet débuta par une étude géographique du site, puis par une phase urbanistique. L'établissement du plan directeur permis d'éditer une règle de PLU à laquelle nous nous sommes tenu pour réaliser une partie des ilôts que nous avions dessiné. Cette dernière phase architecturale fit mis à jour la relation entre les choix urbanistique et leur implication dans le dessin des quelques 300 appartements dessinés.

Démarche : 
          Pour établir le plan directeur, nous avons travaillé couche après couche. La première étape fut de dessiner les vides (voirie, parc, place) afin de délimiter les pleins (îlots). Comme précédemment dit nous avons commencé par la topographie. De part sa forme triangulaire en déclivité, nous l’avons associé à un pliage de 3 bandes rejoignant le haut de l’Avenue de France au bas des quais de la Seine. De cette forme de pliage est venu se superposer la prolongation des 3 rues de la parcelle voisine. Cet acte participant à la couture urbaine avec l’existant. Il restait néanmoins à dessiner les rues transversales. L’idée fut de venir superposer en quinconce la trame de voirie de Portzamparc mais selon les lignes de plus faible pente. Ainsi un premier plan de voirie non orthogonalisé apparut. La localisation des places et jardins se fit comme énoncé plus haut, sur les principes de vues, de perspectives et de couture urbaine. Pour le dessin des îlots, nous avons opté pour la ligne de plus forte ensoleillement. Chaque îlot est ainsi coupé par deux axes Nord-Sud non parallèles. Ainsi les façades sont orientées est-ouest avec vue sur les parcs et la Seine. 
          La deuxième étape tient dans la superposition des « villes ». Du fait qu’une partie de la parcelle repose sur une dalle à 9m de hauteur, nous imaginons utiliser cet espace sous la dalle. Il y a des programmes de transports, de bien-être et de loisir. La ville « médiane » est principalement composée de logements (variés pour la mixité sociale), de bureaux (variés pour la synergie de dynamisme) et d’équipement public divers. En revanche les RDC sont beaucoup plus riches. Ils recèlent de magasins, de services, d’ateliers d’artistes, de restaurants, etc. Cette grande diversité de programme et d’occupant permet d’obtenir un quartier vivant à tout moment. Enfin la ville supérieure correspond à un niveau de toiture jardin à accès public, reliés entre eux, où l’on retrouve aussi des potagers urbains et des serres agricoles. Cet ensemble de jardins suspendus participe à l’identité du quartier et concrétise la volonté d’un quartier écologique, souhaité au départ. Ce niveau de ville est directement lié aux villes inférieures puisque c’est elle qui les approvisionne en végétaux (place du marché, cantine des écoles, restaurant de l’hôtel, des entreprises et restaurant privé. 
                La dernière étape est celle de la couture urbaine. Il s’agit de réfléchir à la relation entre notre projet et le contexte existant afin que les deux puissent au mieux coexister. Ainsi la couture passe par à la fois par le bâti mais aussi par les flux. La gestion des flux de transport permettant de lier le tout. Ainsi le projet concentre des pôles d’intermodalité aux angles avec des liaisons bus-métro-vélo-bateau-piéton.