Bobigny 2030
Projet urbanistique pour Bobigny

           Ce projet fut réalisé avec Timothé Lonni et Valentin Million.

        Extrait de l'article prospectif "Retour sur les origines du projet de Bobigny 2030" :

"Nous savons aujourd’hui que plusieurs pistes de recherche furent testées sur la question du désenclavement. Il faut également rappeler que la crise du modèle économique d’antan poussa tout le monde à concevoir bien avec un minimum de moyen matériel et financier. Ainsi plusieurs hypothèses d’axe nord-sud furent testées mais finalement ce fut celui passant par la Cité Berlioz (l’actuel chemin des bergers) qui fut retenu. Leur diagnostic étant à l’époque que le désenclavement le plus profitable aux habitants était celui reliant la cité pavillonnaire à l’éco-quartier (l’actuel Cour de Bobigny), en passant par la cité Berlioz et le parc de la Bergère. Leur principe étant de créer un nouvel axe piéton reliant le nord au sud afin de faciliter l’accès au parc, qu’ils redynamisèrent, et s’en servir comme axe de pollinisation du parc vers la ville. Au-delà de la simple rue piétonne, le langage du chemin avait pour but de donner envie aux personnes d’y circuler mais avant tout de “sensorialiser” leur parcours, donner une poétique de la marche, les incitant à prendre leur temps pour observer, déambuler et pratiquer les programmes le long du chemin. En effet le long de cette voie trois programmes complémentaires ont eu pour but de redynamiser les espaces et de sensibiliser les habitants à la nature.  
Au centre du projet, la question du dynamisme du parc de la Bergère passa par l’actuelle ferme urbaine de Bobigny. Partie intégrante de notre vie aujourd’hui, l’implantation de ferme en ville n’en était à l’époque qu’à ses balbutiements. Le but de cette ferme étant de promouvoir la permaculture, et l’éducation des habitants aux questions écologiques. Le projet permis à la fois de redynamiser le parc en termes de vie locale mais aussi de biodiversité. L’introduction d’espèces animales, végétales et d’insectes tels que les abeilles contribua à régénérer l’écosystème du parc et celui de Bobigny de manière plus globale. Si aujourd’hui nos enfants ont l’opportunité de côtoyer des brebis dans la rue et d’autres animaux à la ferme, d’assister à la vie d’une ferme et de manger des aliments sains produits localement, il faut se rappeler qu’à l’époque tout passait par les filaires agro-alimentaires de la grande distribution. Pour ceux qui l’auraient oublié l’actuel centre hydroponique de Bobigny était à l’origine l’un des plus grands centre commercial de la région, regroupant des dizaines de magasins et de supermarchés. D’ailleurs ce centre est le résultat du second programme sur le chemin des bergers, celui du “jardin métropolitain”, que nous connaissons aujourd’hui sous le nom local des jardins de Berlioz."